On peut apprécier ou détester le style, c'est ainsi...
Dessiné au crayon un soir où la lune était rousse, au fond d'une pièce blanche qui prenait la teinte du ciel au fur et à mesure que les heures s'égrènent…
Et me voilà, seul au milieu des créatures qui peuplent les abîmes insondables de l'esprit torturé…
… Un loup et un feu-furêt… Le loup, notez, je ne l'ai pas vraiment connu, extirpé aux griffes des chimères de papier…
Quant à Aby, que je remarque pendu par la queue au pied de lierre tombant… je ne sais pas…
A l'humanité entière, je leur préfère la compagnie de ces deux bêtes… étrange, me direz-vous… sans doute. Je n'ai jamais vraiment donné ma confiance a mes contemporains, et plus le temps passe, moins j'y accorde de la compassion…
Comme m'a dit un soir une amie qui m'est chère, "je me moque des gens qui meurent"… tu as raison après tout, petite fée…
La vie, la mort… tout ça… nous y viendrons bien trop vite pour nous soucier de ceux qui nous précèdent dans ce dernier grand voyage.
Edya Abäddon, Seigneur des abîmes sans fond…

