… Et nous entrons dans une nouvelle saison. La lune du blé vient de débuter cette nuit, et promet un Ataë brûlant, pour les terres du Sud du moins. Pour l'heure, je longe tranquillement les abords de la Forêt Blanche.
Je pense atteindre la presqu'île d'Ekkennÿ, sur les rivages de la Mer du Soleil Jaune, vers la fin de la décade. Puis, de là, descendre vers les terres de Cascërn. Peut être par la mer, en prenant un cyriändil au port d'Ekken.
Je ne sais pas encore…
Je me rappelle ma rencontre avec eux… cette équipée des plus hétéroclites, dont les bardes qui survirent à l'Age de la Lune de Sang chantèrent les exploits, tantôt tragiques, tantôt épiques… Maley-Enndäar, la Compagnie de la Lune Primordiale.
C'était, me semble-t-il, aux temps froids de la Lune des Dryades, près d'Atalantä, la Cité aux Deux Rivages.
Je m'étais attardé dans la ville des Aquëennes une journée, mais en était reparti bien vite, car la guerre commençait à poindre le bout de sa lance.
Repartant vers l'Est, longeant le fleuve, j'entendis des bribes de discussion près du rivage. C'est là que je les avais vu: trois Alkëens, un Nain de Dürin, une elfe Sylvaïne et une Aquëenne, armés et flanqués de montures, d'un loup blanc et d'une créature pour le moins étrange.
… En y repensant, je crois qu'ils m'avaient pris pour un brigand, ou un mage roublard sans doute…
Je produis souvent cet effet-là, je ne m'en cache pas et m'en amuse parfois.
Quoi qu'il en soit, je perçu déjà quelque étrange relation entre le nain et l'elfe, qui, sous leurs dehors de rivalité et de froideur, avaient… un je-ne-sais-quoi d'étrange.
Destins intimement liés, puisque nos chemins se recroisèrent à nouveau, où le rôdeur me confia son Mör-Melëyn, et maintenant, j'écris leur histoire…
… Et d'autres souvenirs reviennent… comme un orage lourd qui arrive sans qu'on l'ai souhaité, sans qu'on l'ai prévu…
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