Lundi 30 avril 2007

Aujourd'hui, c'est jour de marché, et vente d'antiquités dans la ville basse. Un petit rituel que j'ai toujours apprécié. 

Flâner, farfouiller, ou plutôt "chiner" comme il est de coutume de dire. Voir l'étalage de choses que les gens peuvent entasser chez eux, dans leurs greniers et leurs caves, pour nous les faire acheter plus tard, lorsqu'ils leur en sont devenus totalement inutiles (ou parfois inutilisables …). 

On en croise de toutes sortes dans ces foires un peu particulières : des vendeurs avares, prêts à tout pour que vous emportiez contre quelques piécettes, un "magnifique" objet complètement rongé par la rouille, ou dont on a retiré ce qui lui permettait de fonctionner … ou alors des jeunes, qui vendent leurs anciens jouets, qu'on regarde avec une larme de nostalgie, parce qu'on avait les mêmes (même si pour ma part, je me suis toujours refusé à vendre quoi que ce soit… que voulez-vous, je suis trop sentimental, ça me perdra un jour), pour se faire un peu d'argent. 

Aby est resté sur mon épaule cette fois, se rappelant de la semi catastrophe qu'il avait causé à la dernière fête dans un petit bourg d'Antalion… il avait sauté sur tous les étalages, chipant à tour de bras tout ce qui passait dans ses mains… il m'avait fallu une bonne heure pour le rattraper, et au moins autant pour le sermonner… Mais bon, je l'adore cette petite bestiole. 

Je ne devais pas avoir plus d'une vingtaine d'années, quand je l'ai recueilli, dans le bois près de là où je vivais à l'époque. Il n'était alors pas plus gros qu'une souriceau. Sa mère s'était fait piéger dans un collet à quelques mètres, et était morte étranglée par cette saleté en ferraille. Je l'avais alors dégagée, détruit ce piège, et posé son cadavre plus loin dans un fourré. 

Je me souviens avoir déposé sur sa dépouille un peu de tabac que je gardais toujours dans ma poche (vieille tradition d'Alkëen que de mettre du tabac sur un mort, ou un animal qui venait de trépasser). Après cela, m'assurant que le corps de sa mère était bien caché pour qu'aucun chasseur ne vienne le récupérer, j'avais attrapé le petit, complètement terrorisé et l'avait ramené chez moi…  

par John L. Kurtiss publié dans : Carnets de route
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 "Edya Acatäsh, grand dieu des voyageurs"

Aspenn, terre de légendes et de mystères... Même si de sombres évênements ont entaché de sang les hautes plaines de notre terre, j'aime encore à m'y égarer, perdu dans mes pensées. 

 

Ce que vous lirez dans ces lignes, parfois pur produit des chimères du tabac du Sud et de l'hydromel local, n'est certainement pas écrit pour la postérité, et d'ailleurs ne sera peut être même pas compréhensible à certains.

Mais laissez-moi vous servir de guide, et vous comprendrez que l'on peut s'évader... même dans son esprit.

 

Mon nom est John, et je vous souhaite la bienvenue à Andëmiss Cité-Folle.

 

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