Je traîne ma mélancolie de ruelles en ruelles. J'ai comme un vague à l'âme, comme souvent d'ailleurs.
On se dit que ça va passer, que ce n'est qu'un moment de déprime. C'est assez commun, tout le monde le ressent à un moment ou à un autre de sa vie.
Enfin, c'est ce qu'on me dit, comme si c'était sensé me faire me sentir mieux. Je ne reproche à personne de vouloir m'aider, mais ce n'est pas la bonne méthode.
Aby à compris mon mal-être, et blottit sa fourrure chaude contre mon cou.
Pourtant la nuit dernière avait si bien commencé...
De vieux amis qui se retrouvaient après quelques temps, et qui relataient leurs faits d'armes, et parfois aussi des exploits d'autre nature. Et d'un coup, alors que nous entamions notre cinquième tonnelet de bière, que ça m'est revenu. Je pensais être passé au-dessus de ça, mais ça ne nous lâche pas... pas moi en tout cas.
Je n'ai rien dit, bien entendu, et tentait de chasser ces sombres pensées de ma tête. La nuit s'était alors ensuite déroulé de façon assez plaisante, malgré un énorme coup de fatigue à l'heure de l'aurore.
Le café n'y faisant rien, je salua mes compagnons d'un soir, et regagna l'Auberge des Quatre Lutins.
Par Onÿa, qu'il est bon de retrouver un endroit où dormir après une nuit sans sommeil, malgré l'état déplorable de la chambre. Et tandis que je laissais tomber sur la table mes quelques affaires, Ca, comme un insecte sournois, est revenu une fois encore à l'assaut de la forteresse de mes pensées.
Plus par dépit que par fatigue, je lui laissa la victoire, et tenta de m'endormir, pliant sous la charge.
... A peine quatre heures plus tard, je m'éveillais. Et à chaque fois, je me pose cette seule question, auquel ne répond que l'écho de ma voix:
"Et si... cela aurait-il marché entre nous?"
Seulement, il n'y a qu'une personne en ce bas monde qui pourrait me fournir la clé de ce mystère...
Triste dilemme...
