A peine entré dans la cité, les portes se referment dans un grincement. Je mets pied à terre et cherche des yeux une écurie, où Pëylos, mon ami depuis de longues années, pourrait trouver quelque repos bien mérité. Près de la porte, il s'en trouve une justement, et un jeune homme roux au visage constellé de tâches de rousseur, arrive en courant. Je lui tends la bride, et il emmène calmement mon cheval vers un box de paille fraîche.
Je pense rester quelques temps ici. Pour l'heure, trouvons une auberge. Un bon bain chaud et un lit confortable ne seront pas de trop, après cette longue course dans les plateaux Trans-Tannëens.
Aby, blottit sur mon épaule, pousse des glapissements, tentant de me faire comprendre qu'il meure de faim. Je tourne la tête vers cette petite bestiole couleur fauve, à peine plus grosse que mon poing, qui avait une figure de chiot adorable et dont les deux longues oreilles fendues tombaient sur sa truffe, rehaussée de deux grands yeux noirs qui m'observait avec insistance. Il avait attrapé mes cheveux avec ses petites pattes, et entreprenait de les mâchouiller.
- Arrête, Aby, s'il te plaît, lui murmurais-je avec un sourire. Moi aussi, je meurs de faim. Tâchons de trouver une auberge.
Et sur ces mots, je m'élança d'un bon pas dans la grande rue...
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