Samedi 28 juillet 2007
Ce qu'il se dit la nuit, ne voit jamais le jour…
 
- Aby, viens, on va faire un tour…
Le feu-furêt, lové sur la couche, se lève soudain et me saute sur l'épaule.
Nous sortons tous deux du dortoir, tirant doucement la porte de papier pour ne pas réveiller Mëya et Eol, dormant à poings fermés.
Moi, je n'ai pas sommeil…
 
Nous longeons les pièces, et descendons à pas feutrés le grand escalier de bois craquelant. Les thermes, embrumés et sombres, sont plongés dans le silence, uniquement coupés par intermittence par les crachotements des tuyauteries. Edya, que je déteste cet endroit… même si pour l'heure, je ne sais pas où aller.
 
Dehors, l'herbe est grasse et humide, aux abords du bâtiment central…
J'ai l'impression que cela fait des lunes que j'ai plus vu le jour… Je vis comme un vampire ces derniers temps.
La faute à trop vagabonder sans but, je me retrouve dans ces endroits étranges… ils me ressemblent au fond.
 
Au détour de la façade, je vois s'écouler soudain une petite rivière, et la suit, réfléchissant à la manière dont je pourrais m'enfuir.
J'ai remarqué que la nuit, les Shïivas gardiens ne sont plus à patrouiller autour des thermes – sans doute pour éviter d'effrayer les clients… Il faudrait réussir à sortir la nuit, mais nous avons tout le bâtiment à traverser…
De dépit, je frappe dans une pierre, qui va se fracasser contre le mur dans un étonnant bris métallique.
- Mais que…
 
L'eau provient d'une grille d'évacuation, ancrée dans les thermes.
- C'est donc par là que sortent les eaux usées… intéressant.
 
par John L. Kurtiss publié dans : Carnets de route
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 "Edya Acatäsh, grand dieu des voyageurs"

Aspenn, terre de légendes et de mystères... Même si de sombres évênements ont entaché de sang les hautes plaines de notre terre, j'aime encore à m'y égarer, perdu dans mes pensées. 

 

Ce que vous lirez dans ces lignes, parfois pur produit des chimères du tabac du Sud et de l'hydromel local, n'est certainement pas écrit pour la postérité, et d'ailleurs ne sera peut être même pas compréhensible à certains.

Mais laissez-moi vous servir de guide, et vous comprendrez que l'on peut s'évader... même dans son esprit.

 

Mon nom est John, et je vous souhaite la bienvenue à Andëmiss Cité-Folle.

 

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