Jours après jours, nuits après nuits,
S'efforce de trouver un sens
A toutes ces choses qui, on le dit,
Ne durent pas plus de treize lunes.
Noirs Royaumes où je me suis enchaîné,
Ne sachant plus où aller…
Saphirs, opales et émeraudes,
Aux pales reflets d'ambre,
Vols de lutins aux dents longues,
Sourires de carnassiers …
Noirs Royaumes où je me suis enchaîné,
Ne sachant plus où aller…
Et je suis entré dans cette danse,
Ce carnaval d'inquiétantes formes,
Par la force d'une pensée,
Noire, noires hystéries de bulles blanches.
Noirs Royaumes où je me suis enchaîné,
Ne sachant plus où aller…
Le loup se faufile, et chemine,
Fouettant les airs assombris
Sous ce croissant sans plus de saveur
D'un froid lever de soleil.
Noirs Royaumes où je me suis enchaîné,
Ne sachant plus où aller…
Passe d'une terre à l'autre,
Et reste le même, accoudé sur
Quelque balustre, à compter ses tarots,
Tous perdants, les jeux sont faits…
Noirs Royaumes où je me suis enchaîné,
Ne sachant plus où aller…
Je n'ai plus qu'ici.
par John L. Kurtiss
publié dans :
Carnets de route
