Samedi 21 juillet 2007
Enëveyen Edeÿ neve Nadöa sïllen…
 
                L'inspiration m'est revenue… A croire qu'il me faut être déprimé pour être prolifique…
Quoiqu'il ne faut pas grand-chose pour m'envoyer des idées noires… surtout là où l'on m'a enfermé.
 
Je n'ai jamais dit être un homme bien.
Comme toujours, on ne me voit pas sous mon vrai jour… mais peut être aurait-il mieux valu que je le dissimule.
Car lorsque je le dis, enfin, ça déçoit tout le monde.
Ma nature, ma vie, est ainsi faite.
 
Parler de ça, ou avouer d'autres choses à quelques mantes religieuses… ces belles croqueuses d'hommes. Et moi, pauvre esclave de mes désirs, je me laisse prendre au jeu de leurs chants qui sont pour d'autres.
 
Moi, de compagnon, je n'ai bien que mon feu-furêt…
 
---
 
- Qu'est-ce que tu écris, John ?
Je lève la tête. Mëya est penchée sur mon carnet, un léger sourire aux lèvres.
- Rien… rien que des choses qui n'auraient pas dû être.
Elle relève les yeux, l'air intriguée.
- Je ne comprends pas.
Je referme mon carnet, et me met debout, avec quelques difficultés, tant mes muscles me font mal à mesure que ces nuits interminables se suivent.
- Ce n'est pas grave, petite, j'ai pris l'habitude, lui dis-je en lui passant la main dans les cheveux.
Puis je me dirige vers la fenêtre de notre dortoir, et m'accoude. La journée est bien avancée, il fait un peu chaud, mais le vent frais claque dans les plaines, sifflant et hurlant.
La petite Shïiva s'approche et regarde dans le vague…
- En tout cas, moi, je t'aime beaucoup. Je suis très heureuse de t'avoir ici, finit-elle par dire avant de m'embrasser sur la joue.
Et elle s'en retourne en chantonnant, en poussant la porte de papier gris de la chambre.  
 
par John L. Kurtiss publié dans : Carnets de route
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 "Edya Acatäsh, grand dieu des voyageurs"

Aspenn, terre de légendes et de mystères... Même si de sombres évênements ont entaché de sang les hautes plaines de notre terre, j'aime encore à m'y égarer, perdu dans mes pensées. 

 

Ce que vous lirez dans ces lignes, parfois pur produit des chimères du tabac du Sud et de l'hydromel local, n'est certainement pas écrit pour la postérité, et d'ailleurs ne sera peut être même pas compréhensible à certains.

Mais laissez-moi vous servir de guide, et vous comprendrez que l'on peut s'évader... même dans son esprit.

 

Mon nom est John, et je vous souhaite la bienvenue à Andëmiss Cité-Folle.

 

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