Mercredi 18 juillet 2007
Il fut un temps…
Les mains dans les poches, je parcours les couloirs silencieux des thermes. Je n'arrive pas à dormir, et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir trimé toute la nuit…
Je heurte soudain quelque chose du bout des doigts, et le sors de ma poche. Il tinte, avec ses ronds de bois colorés qui s'entrechoquent. Un bracelet…
 
J'ai pu en faire des bêtises dans cette jeunesse, perdue maintenant dans les flots miroitants de la mémoire chancelante.
Une chose qui, on le croit, nous rend plus mature… mais qui opère la marche inverse avec le recul.
On se rend compte que cela nous a rendu méchants, bestial… On prend l'ampleur de la bêtise humaine en pleine figure, en s'imaginant l'espace d'un instant celui qui a tous les droits, le roi de ce monde…
 
"L'homme est un loup pour l'homme… et un abruti pour le loup."
Je pense que tu as raison, Grëgg…
 
Un vulgaire voleur, plutôt. On n'en parle pas de ces choses-là, même si on brûle d'envie de le montrer. La vanité est un des pêchés préférés des Alkëens…
Alors on prend peur, comme un enfant pris en faute… après, lorsqu'il est déjà trop tard.
La machine s'est emballée, tous aux abris…
 
Et pourtant, ça ne devait être qu'une journée ordinaire d'Ataë. Aux temps des Berrë-Cellë, ces pierres chaudes sous le soleil du midi… cette vaste masure, au sommet du plateau, surplombant le bois…
J'aurais du réagir autrement… Un retour de courrier, un petit mot qui n'aurait pas du être… et voilà.
 
Depuis, je ne pense plus que l'enfance fait partie de moi. Ce jour-là, j'en ai tremblé des semaines…
Les apparences sont trompeuses, ne trouvez-vous pas?
Croyez-vous toujours avoir affaire à un homme gentil, galant, réservé, serviable et timide…
La face sombre révèle d'autres choses, surtout dans ces lieux.
 
Un homme pervers, méchant, paranoïaque, qui hait ce qu'est devenu l'humanité, tout en en faisant partie.
Avec un sens aigu de l'envie… la convoitise.
Si personne n'aime cet homme-là, ce n'est finalement pas un hasard…
  
par John L. Kurtiss publié dans : Carnets de route
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Commentaires

Parfois, j'aimerai ne pas avoir juste l'impression que tu veux dire quelque chose.
N'importe quoi, je peux tout entendre, parce que l'autre n'est rien quand il y a tant à dire sur ce qui fait trembler.
Ces choses-là, tu sais.

Qu'importe...
Toi tu ne dis pas, et John continue ses rêves.
commentaire n° : 1 posté par : Bulle le: 18/07/2007 12:49:57
Je ne dis pas... je ne dis pas...
Ouvertement, j'avoue que non. J'y préfère des chemins détournés... qui me détournent plus qu'autre chose d'ailleurs.

Les non-dits ne servent qu'a se blesser... je le sais, a force de les connaître.
Ce carnet, c'est plus une thérapie qu'une déclaration... besoin de lâcher du lest, pour pouvoir partir plus loin. Ces souvenirs qui oppressent l'esprit... tout ça.
réponse de : John (site web) le: 18/07/2007 19:32:48
Bonne continuation alors.
Moi, tout ça, je crois que ça va.
commentaire n° : 2 posté par : Bulle le: 18/07/2007 22:06:09
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 "Edya Acatäsh, grand dieu des voyageurs"

Aspenn, terre de légendes et de mystères... Même si de sombres évênements ont entaché de sang les hautes plaines de notre terre, j'aime encore à m'y égarer, perdu dans mes pensées. 

 

Ce que vous lirez dans ces lignes, parfois pur produit des chimères du tabac du Sud et de l'hydromel local, n'est certainement pas écrit pour la postérité, et d'ailleurs ne sera peut être même pas compréhensible à certains.

Mais laissez-moi vous servir de guide, et vous comprendrez que l'on peut s'évader... même dans son esprit.

 

Mon nom est John, et je vous souhaite la bienvenue à Andëmiss Cité-Folle.

 

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